RIEN NE VA PLUS ENTRE ZYNGA ET FACEBOOK?

L’histoire d’amour entre Facebook et Zynga semble montrer des signes d’essoufflement, alors qu’ils annoncent développer des jeux chacun de leur côté malgré l’accord qui les liait. Désormais, les deux géants du social gaming semblent séparer leur chemin après une histoire d’amour passionnelle. Nous vous proposons un retour sur cette alliance qui aurait générée des comportements addictifs.

Après la passion, le désamour

 

À partir du 31 mars 2013, l’usage par Zynga de Facebook «sera gouverné seulement par les modalités et conditions standard pour les développeurs de jeux». On n’est loin de la sereine entente qui existait à l’époque de Mafia Wars. Zynga ne sera parallèlement plus obligé d’afficher des publicités de Facebook ou d’utiliser les «crédits» pour ses jeux proposés ni de lui offrir en priorité et exclusivité certains jeux. Or, l’éditeur tirait ses revenus des objets virtuels vendus dans les jeux. Dans la perspective de cette annonce qui n’augure rien de bon pour Zynga, il a été annoncé, notamment dans la section actualité technologique, la chute du titre de plus de 10% à 2,35 dollars. C’est une série noire après la perte de 100 millions au troisième trimestre de 2012.

 

Zynga cherche une liberté pour créer et développer ses propres plateformes tant web que mobile. Mais, en attendant, c’est toujours Facebook qui lui offre aujourd’hui ses revenus. Il y a 300 millions de visiteurs uniques sur CityVille et ‘Words With Frieds’ sur Facebook. Et 10 fois moins sur sa plateforme personnel, reste à savoir surtout facebook saura créer le même engouement autour des jeux que son désormais rival.

 

 

Pour le social gaming, Facebook ROI?

 

Les « jeux sociaux » s’épanouissent sur une plateforme aussi fertile que Facebook : qui n’a pas reçu dans les 2 dernières années une invitation à un jeu ?

 

Le concept du social gaming incite les joueurs à inviter d’autres joueurs, envoyant des notifications sur nos profils. Si les uns sont addicts, les autres sont agacés au possible. Ainsi, la folie de Farmville, il y a deux ans a démocratisé le concept du « casual gaming », le jeu occasionnel, avec une audience large.

 

Ces jeux ont tous une caractéristique : ils sont simples, voire enfantin, addictifs, idiots presque. Avec un tel engouement, la porte de la monétisation était enfoncée et le marketing s’est emparé des jeux idiots lequel faisaient arroser les plantes et cueillir des tomates. Ainsi, le placement de produit a ouvert une brèche acceptée par les internautes qui jouent au travail, à la maison, sur leur iPhone, leur Android, faisant pression sur leurs amis pour qu’ils deviennent leur voisin.

 

Du social gaming au advergaming, il n’y a qu’un pas, et les internautes semblent le franchir allègrement. Un point cependant, c’est l’effet de mode non négligeable. Ces jeux aussi simples et addictifs n’en sont pas moins lassants. Or, cela oblige les éditeurs de venir avec des concepts peut-être identiques, mais sans cesse renouvelés pour satisfaire le cercle d’engouement rapide et périodique des joueurs qui finissent inlassablement par se lasser.

 

Enfin, ils finissent toujours par lasser leurs amis, mais Facebook n’est donc pas une source intarissable de nouvelles connaissances ?

Author: Benoit

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